Mettre en place un cadre d’architecture avec Arch’Assist
Analyse des méthodes de programmation architecturale pour améliorer l'efficacité des services d'urgences hospitalières.
Arch’Assist accompagne les organisations dans la mise en place d’un cadre d’architecture d’entreprise solide et évolutif. Ce cadre définit les principes d’architecture et les objectifs stratégiques à atteindre, tout en assurant leur suivi grâce à des indicateurs de pilotage stratégiques et opérationnels.
Ce cadre n’est pas qu’un référentiel théorique : Arch’Assist permet de l’instancier concrètement à travers les différentes couches d’architecture – métier, fonctionnelle,data, applicative et technique – en s’appuyant sur une gouvernance claire.
La couche métier joue un rôle central grâce au Plan d’Occupation des Sols (POS) fonctionnel, qui structure les capacités et sert de point de référence pour aligner le système d’information avec les besoins de l’entreprise.
À partir de cette base, Arch’Assist génère une projection sur le paysage applicatif, offrant une vision claire du patrimoine SI et permettant de piloter efficacement les évolutions.
Ainsi, le cadre d’architecture devient un outil vivant, reliant la vision stratégique de l’entreprise à sa mise en œuvre opérationnelle, avec un suivi continu et une capacité d’adaptation dans le temps.
Cadre d’architecture
Le cadre d’architecture d’entreprise de référence fournit la structure, les principes et les ressources nécessaires pour concevoir, organiser et piloter l’architecture d’entreprise. Il rassemble la gouvernance, les processus, les référentiels et les outils afin de garantir la cohérence et l’efficacité des initiatives. Indépendant des entités qui l’administrent ou le mettent en œuvre, il s’adapte aux différents contextes et soutient toutes les démarches de transformation et de projets du système d’information.
Arch’Assist est un accélérateur pour sa mise en place : il offre un cadre type pour démarrer rapidement, facilite son adaptation au contexte spécifique de l’organisation et accompagne son évolution continue en fonction du niveau de maturité de l’entreprise.
Principes d’architecture
Définition
Les principes d’architecture sont des règles directrices, stables et pérennes, qui orientent les choix de conception et de mise en œuvre du système d’information et plus largement de l’architecture d’entreprise.
Ils constituent un cadre de référence normatif qui traduit les valeurs, les priorités et les contraintes de l’organisation en matière de transformation et de gouvernance.
La pertinence d’un principe repose sur le fait qu’il soit :
- Stables dans le temps : contrairement aux technologies ou aux projets, ils ne changent pas fréquemment.
- Normatifs : ils servent de critères de décision et de justification dans les arbitrages.
- Alignés sur la stratégie : ils traduisent les objectifs et orientations de l’entreprise en règles applicables à l’architecture.
- Universels dans le périmètre de l’organisation : ils doivent être partagés et compris par toutes les parties prenantes (métier, IT, gouvernance, sécurité, etc.).
- Mesurables ou vérifiables : leur application doit pouvoir être évaluée (indicateurs, conformité des projets).
Usage
- Servir de référence commune pour toutes les parties prenantes impliquées dans la transformation du SI.
- Guider les décisions lors de la conception de nouvelles solutions, de l’évolution du SI ou de l’intégration de nouvelles technologies.
- Garantir la cohérence et l’harmonisation des choix d’architecture dans le temps.
- Fournir une base de gouvernance pour justifier et contrôler les décisions prises dans le cadre de projets ou d’initiatives stratégiques.
Principes d’architecture
Exemple de principes
- Alignement stratégique : L’architecture doit rester cohérente avec la stratégie et les priorités de l’entreprise afin de soutenir directement ses objectifs.
- Agilité : Le système d’information doit pouvoir s’adapter rapidement aux évolutions du marché, aux besoins métiers et aux innovations technologiques.
- Réutilisation : privilégier la réutilisation des composants existants avant de créer ou d’acquérir de nouveaux éléments.
- Gouvernance des données: Les données doivent être gérées comme un actif stratégique, avec des règles de qualité, de protection, de conformité et de valorisation.
- Interopérabilité : les solutions doivent favoriser l’intégration avec le reste du SI et respecter les standards ouverts.
- Accessibilité et disponibilité : Les services et données doivent être accessibles aux utilisateurs autorisés et disponibles en fonction des besoins métiers critiques.
- Sécurité par conception : intégrer les exigences de sécurité dès la conception et tout au long du cycle de vie.
- Pérennité et évolutivité: Les choix technologiques doivent garantir la durabilité et permettre de supporter une montée en charge ou une extension fonctionnelle dans le temps.
- Simplicité : rechercher la simplicité dans les processus, les applications et les technologies pour réduire la complexité et les coûts.
- Orientation services: L’architecture doit être construite autour de services modulaires et découplés, exposés via des interfaces standardisées pour favoriser la flexibilité.
Indicateurs
Définition
Un indicateur d’architecture d’entreprise est une mesure quantitative ou qualitative qui permet d’évaluer la performance, la cohérence et la maturité du système d’information au regard des objectifs stratégiques et de transformation de l’organisation. Il constitue un outil de pilotage essentiel pour suivre l’évolution de l’architecture, mesurer les écarts entre l’existant et la cible et orienter les décisions.
Un indicateur bien défini se reconnaît à sa capacité à :
- S’aligner sur la stratégie et les principes d’architecture, pour garantir sa pertinence.
- Être mesurable, grâce à des données fiables et disponibles.
- Rester clair et compréhensible, afin d’être interprété sans ambiguïté par toutes les parties prenantes.
- Être actionnable, en éclairant les décisions et en orientant les actions correctives.
- Se comparer dans le temps, afin de suivre les évolutions et mesurer les écarts entre l’existant et la cible.
Usage
- Suivre la progression vers la cible d’architecture,
- Vérifier la conformité aux principes d’architecture,
- Évaluer la maturité de l’architecture dans le temps,
- Appuyer la priorisation et le pilotage des projets.
Dans Arch’Assist, un indicateur prend la forme d’une énumération sur 4 niveaux, qui peut être appliquée aux différents objets du métamodèle :
- Processus
- Capacités
- Applications
- Objets métier
- Composants logiciels
L’outil est initialisé avec un socle d’indicateurs de base, couvrant notamment :
- Les processus, pour évaluer les risques.
- Les capacités, pour évaluer la satisfaction métier.
- Les applications, avec le framework TIME (Tolerate, Invest, Migrate, Eliminate), afin de qualifier leur trajectoire dans les transformations à court terme.
- Arch’Assist intègre également des indicateurs pour répondre à des besoins réglementaires tels que : DICT dans le cadre de DORA (Digital Operational Resilience Act) ou NIS2, pour la cybersécurité et la résilience.
La définition des indicateurs dans Arch’Assist est préconfigurée mais extensible car chaque organisation peut ajouter ses propres indicateurs, en fonction de son contexte, de ses priorités stratégiques ou de ses contraintes réglementaires. L’outil permet d’adapter et d’enrichir le référentiel d’indicateurs pour refléter la réalité de chaque SI et de ses enjeux métiers.
Ainsi, Arch’Assist fournit un socle initial standardisé mais offre la flexibilité nécessaire pour que chaque entreprise puisse construire un système d’indicateurs adapté à ses besoins spécifiques.
Les indicateurs sont exploitables de plusieurs manières dans Arch’Assist : ils s’affichent dans les représentations visuelles comme le POS (Plan d’Occupation des Sols fonctionnel) et le Landscape applicatif, et ils sont également intégrés dans les rapports générés par ArchReport. Cette polyvalence en fait un outil efficace de mesure, de pilotage et de communication au service de toutes les parties prenantes.
POS
Le Plan d’Occupation des Sols (POS), et plus particulièrement le POS fonctionnel, est un outil de représentation et de structuration du système d’information. Il s’agit d’un plan de classement, organisé en zones, quartiers, blocs et îlots, permettant de répartir l’ensemble des capacités que supporte le système d’information, qu’elles soient informatisées ou non. En offrant une vision cartographique et hiérarchisée de l’occupation des ressources et des capacités, il sert à comprendre comment le SI soutient réellement les activités de l’entreprise, à identifier les doublons, les lacunes ou les dépendances critiques, et à prioriser les investissements et projets d’évolution. Il permet également de rationaliser le patrimoine applicatif et technique, de renforcer la cohérence entre stratégie métier et système d’information, et de faciliter la communication entre décideurs, métiers et équipes techniques. Le POS constitue ainsi un outil central de gouvernance et de pilotage du SI, garantissant une vision claire, partagée et exploitable pour la transformation de l’entreprise.
Il fait partie intégrante du cadre d’architecture fonctionnel et constitue, à ce titre, l’intermédiaire d’alignement entre la vision métier (processus, activités) et la vision IT (applications, composants techniques). Il garantit ainsi une cohérence globale, favorise une gouvernance efficace du SI et soutient la réussite des projets de transformation.